Triple A- Le communiqué d’Arnaud Montebourg

A vouloir faire la politique des marchés financiers plutôt qu’avoir eu le courage de les combattre, c’est la France et les Français qui paient très cher cette politique irresponsable qui conduit notre pays à l’abaissement.

Un surendettement historique avec 612 milliards de dettes supplémentaires en 5 ans, une dette entre les mains de créanciers étrangers à 65%, 3 plans de rigueur dangereux et récessifs pour amadouer inutilement les marchés, la France ne peut que constater l’incompétence et l’irresponsabilité de ses dirigeants actuels, qui nous conduisent à la soumission économique et financière et à la perte progressive de souveraineté.

Le chemin du redressement que nous empruntons avec François Hollande passera par la mise au pas de la finance par des mesures très draconiennes contre le système financier et les banques, elle passera également par le désendettement du pays et l’assainissement des comptes publics en mettant fin aux innombrables cadeaux fiscaux aux plus fortunés qui ont conduit au surendettement de la République.

Ce chemin du redressement sera guidé par l’esprit de justice, il épargnera les classes moyennes et populaires des efforts excessifs auxquels elles viennent d’être soumises pendant ces dernières années. Depuis la crise, les plans de sauvetage et de renflouement sont pour les banques, les plans d’austérité et de rigueur sont toujours pour la population. Le moment est venu d’inverser nos priorités : la rigueur et la remise en ordre devront être désormais pour les banques, les marchés financiers, les comportements spéculatifs, les évadés fiscaux, les paradis fiscaux, et les agences de notation.

Arnaud Montebourg

Poster un commentaire

Classé dans Uncategorized

AAA : attention à ne pas se tromper de coupable, par Nelly Morisot

A comme à point nommé : les spéculations politiques autour de la perte du triple A vont bon train, en particulier autour des coupable désignés : Sarkozy et les agences de notation. Or, Nelly Morisot — membre des instances du PS et professeur d’économie — rappelle une chose : si les agences de notation ont un tel pouvoir aujourd’hui, c’est parce que l’Union européenne le leur a octroyé. Il conviendrait donc de rectifier le tir, et de taper aussi sur les vrais coupables.
Ce qui devait arriver est arrivé. Après tout, il ne s’agissait que d’une question de temps. Après les Etats-Unis en août et un certain nombre de pays européens à l’automne, la France vient de perdre son AAA . Ce même AAA dont les Français découvraient la signification quelques mois après s’être longtemps demandé pourquoi les plus hautes autorités financières internationales pouvaient bien tailler le bout de gras sur la qualité des andouillettes à longueur de temps.Depuis deux jours, la nouvelle a fait grand bruit dans les médias et sur les réseaux sociaux, où le concours du meilleur jeu de mot est lancé. Du « AAAAAAAAAAArgh » au « Ah ah ah » scandé dit-on, lors du dernier meeting de Jean-Luc Mélenchon en passant par le « pas de AAA, pas de chocolat » lu ici et là. C’est donc avec un certain détachement, mais non sans pessimisme, que les  Français ont semble t-il pris la chose.

Cela n’étonnera personne, le AAA est désormais l’invité d’honneur de la campagne présidentielle qui bat déjà son plein, bien qu’elle ne soit pas encore officiellement ouverte.Libération a lancé le mouvement en faisant une Une très imagée sur la première victime collatérale que cette annonce a mise en position difficile : le président en exercice. Après quelques heures d’hésitation, le Parti socialiste — c’est de bonne guerre — s’est également engouffré dans la brèche. De bonne guerre, mais pas forcément de très bonne inspiration.

Il faut dire que c’était tentant. La perte du triple AAA arrive après 10 ans de règne ininterrompu de la droite au pouvoir. Dix ans pendant lesquels Nicolas Sarkozy a toujours été plus ou moins directement aux manettes, place Beauvau, mais surtout à Bercy et à l’Elysée. Expliquer que« ce n’est pas la France qui a été dégradée, c’est une politique », comme l’a fait François Hollande depuis les Antilles, était d’autant plus alléchant que Standards & Poors, dans son rapport, dénonce effectivement une politique pesant sur la consommation intérieure (n’est-ce pas délicieux ?) et l’explosion de l’endettement depuis 10 ans.

LA RESPONSABILITÉ DE L’UNION EUROPÉENNE

Si la responsabilité de Sarkozy et de ses amis dans le marasme économique dans lequel se trouvent et la France et la zone euro n’est plus à démontrer, la stratégie de dénonciation ainsi menée se trompe de cible. Car utiliser la décision d’une agence de notation en allant même jusqu’à citer des extraits de son rapport légitime cette décision, qui justement ne l’est pas, légitime. Accepter la sentence de ces agences qui, comme le soulignait Arnaud Montebourg il y a quelque mois « auraient dû être mises hors la loi depuis longtemps », c’est déjà accepter le système qui nous a mené dans l’impasse.

Les agences de notation ne sont pas non plus coupables en tant que telles. Elles font leur boulot, si l’on peut dire, elles exercent le job que nous-mêmes leur avons confié. Car si les plus hauts responsables européens font mine de s’indigner de temps à autre pour se décharger de leur responsabilité, il serait trop facile d’oublier que c’est eux-mêmes qui leur ont donné le pouvoir de vie ou de mort sur la crédibilité financière de nos Etats (1).

L’article 123 du TCE, confirmé par le Traité de Lisbonne, pose ainsi le principe selon lequel « il est interdit à la Banque centrale européenne et aux banques centrales des États membres (…) d’accorder des découverts ou tout autre type de crédits aux institutions, organes ou organismes de l’Union, aux administrations centrales, aux autorités régionales ou locales, aux autres autorités publiques, aux autres organismes ou entreprises publics des États membres. L’acquisition directe, auprès d’eux, par la Banque centrale européenne ou les banques centrales nationales, des instruments de leur dette est également interdite ».

Bref, le financement de marché, que la loi Pompidou-Giscard-Rothschild de 1973 avait tenté de généraliser en France est solidement gravé dans le marbre des traités européens. Ce qui légitime complètement l’intervention des agences de notation. Comment, les Français ont voté contre le Traité de Lisbonne ? En êtes-vous sûrs ?

De plus, comme le souligne David Cayla dans l’article cité plus haut, « c’est bien lors des récents accords de Bâles (dit Bâles II), transposés en directive européenne en 2006, que les agences de notations se sont vues officiellement attribuées un rôle de régulateurs par les autorités européennes ».  Donner le bâton pour mieux se faire battre, dites-vous ? Que de mauvais esprit !

Ainsi, si Nicolas Sarkozy est coupable, c’est d’abord parce qu’en s’asseyant sur le vote des Français de 2005, il a entériné la dérive européenne qui met les Etats sous la coupe des marchés, seuls autorisés à les financer. C’est à ce système global que la gauche doit s’attaquer si elle veut être audible et montrer qu’elle n’est pas dans l’attaque politicienne mais dans la proposition politique. Ce qui implique évidemment d’être clair sur ses propres positions, ce qui reste la tâche la plus essentielle mais aussi la plus compliquée dans toute campagne électorale. A bon entendeur…

(1) Il faut relire à ce propos l’excellente tribune publiée dans ces mêmes colonnes en juillet 2011 par mon ami David Cayla.

Poster un commentaire

Classé dans Les soutiens haut-savoyards

Notre camarade Denis DUPERTHUY candidat aux législatives.

Annecy, le 25 novembre 2011

Communiqué


 Denis DUPERTHUY, porteur des ambitions socialistes

 La Fédération socialiste de Haute-Savoie tient à répondre aux propos de François ASTORG relayés par l’Essor Savoyard par lesquels il prétend que « les ambitions personnelles [de Denis DUPERTHUY ont] pris le pas sur les projets politiques ».

Denis DUPERTHUY, à travers son mandat d’élu municipal, de délégué à la Communauté d’agglomération et par sa force de propositions, porte chaque jour les projets et valeurs de gauche. Sa candidature à l’investiture socialiste aux élections législatives sur la 2ème circonscription de Haute-Savoie s’inscrit dans cette droite ligne. Les accords nationaux entre le PS et Europe Ecologie Les Verts la rendent, par ailleurs, légitime.

La Fédération socialiste de Haute-Savoie s’interdit pour sa part de présenter un candidat socialiste sur la 3ème circonscription, au profit d’un candidat Europe- Ecologie-Les-Verts. Elle ne peut donc que regretter que la réciproque ne soit pas envisagée par les membres de ce parti avec pour objectif la victoire de la gauche. Elle s’inquiète, en outre, que certains membres de ce parti préfèrent les attaques personnelles au débat d’idées. 

Poster un commentaire

Classé dans Les soutiens haut-savoyards

Assurer l’avenir de l’agriculture française et haut-savoyarde

L’agriculture haut-savoyarde bénéficie d’atouts considérables. C’est une agriculture connue et reconnue dans le monde entier pour la qualité de ses produits, dont beaucoup bénéficient du label AOC ou d’une IGP. Cette excellence est le fruit de la diversité des exploitations qui travaillent sur le territoire et sont attachés à leurs régions et à leurs savoir-faire ainsi qu’au dévouement des agriculteurs.  La Haute Savoie compte de nombreux exploitants agricoles. Mais leurs conditions de vie, notamment liées à leur rémunération, se sont largement dégradées depuis des décennies. Aujourd’hui, un exploitant agricole gagne, en moyenne, moins que le SMIC par mois. Cette situation est inacceptable. C’est une blessure profonde pour notre pays et une hérésie sociale pour des professionnels qui ne comptent pas leurs heures.

La baisse du nombre d’exploitants agricoles, la baisse de leurs revenus, leur soumission à la grande distribution et aux agro-industries, l’incertitude face à l’avenir : tous ces problèmes sont aujourd’hui le lot des agriculteurs haut-savoyards. Or, derrière cette réalité, c’est également l’avenir de nos territoires qui est engagé. Le rôle social, économique, environnemental et culturel de l’agriculture est une donnée de première importance qu’il ne s’agit pas de négliger.

Pour l’agriculture, 2012 sera une année décisive à double titre. D’abord, l’Union Européenne a engagé une réflexion en vue de la renégociation de la Politique Agricole Commune (PAC) qui devra prendre effet en 2013. Ensuite, il s’agit aussi d’élire un nouveau président de la République pour notre pays, qui reste l’une des principales puissances agricoles du monde.

L’avenir de l’agriculture française, mais aussi de l’agriculture haut-savoyarde, se jouera en partie sur cette année. Les exploitants agricoles, quelle que soit leur filière de production (élevage, maraichage, production fromagère, viticulture), attendent des réponses à leurs inquiétudes. Pour apporter les bonnes réponses, celles qui permettront aux agriculteurs de vivre de leur travail en harmonie avec les attentes de la société, il s’agit d’abord de bien poser le diagnostic des difficultés actuelles.

Le secteur agricole est aujourd’hui un secteur productif éclaté, soumis à la toute-puissance des réseaux de transformation et de distribution. C’est un secteur en forte concurrence où les paysans français sont mis déloyalement en concurrence avec leurs confrères européens et mondiaux. C’est un secteur où les prix sont largement fixés sur des marchés mondiaux dont le seul objectif est d’acheter les denrées au moindre coût et de les revendre, après spéculation, au plus fort, entrainant ainsi tout à la fois la réduction des revenus des producteurs et la hausse des prix pour les consommateurs.

Si la PAC actuelle a eu pour avantage de garantir les volumes agricoles produits grâce à la politique des quotas notamment, elle souffre de deux manquements graves. Le premier de ces manquements est l’absence d’harmonisation européenne des coûts de production, c’est-à-dire l’absence d’harmonisation des règles sociales, fiscales et environnementales. Ainsi nous trouvons-nous actuellement dans une situation de mise en concurrence déloyale entre producteurs européens. Deuxième manquement, la PAC a favorisé l’ouverture de notre marché européen aux produits agricoles mondiaux entrainant là encore une concurrence déloyale de la part de pays à main d’œuvre exploitée voire esclavagisée, ayant des systèmes productifs qui ne respectent pas les mêmes exigences de qualité et de respect de l’environnement que le nôtre. L’Europe s’est ouverte à tous les vents du libre-échange, de la mondialisation. Au contraire de nos pratiques européennes, les Etats-Unis, le Brésil, la Russie, la Chine, etc… tous ces grands pays agricoles imposent des règlementations à l’entrée des produits agricoles européens sur leur territoire. Ces restrictions ont un objectif simple : garantir la pérennité de ce secteur sur leur territoire et garantir leur souveraineté alimentaire.

Arnaud Montebourg a popularisé, grâce à son livre « Votez pour la démondialisation », une nouvelle manière de penser l’avenir économique et agricole européen. Elu d’un territoire agricole, la Bresse, il sait que le libre-échange dérégulé n’a pas apporté les bienfaits attendus, ni aux habitants des pays riches, ni à ceux des pays pauvres. Au contraire, il entraine aujourd’hui le monde vers le chaos et la misère pour tous ceux qui n’ont que leur force de travail pour vivre.

Ce processus qui vise à garantir une juste rémunération  des producteurs, une pérennité des exploitations agricoles et une juste concurrence « à armes égales » en taxant les produits qui ne satisfont pas nos critères sociaux et écologiques est appelé la « démondialisation ».

La démondialisation, ce n’est en aucun cas l’arrêt des échanges ou la fermeture au monde. Il s’agit simplement de rendre ses échanges plus justes. Il s’agit également de redonner au système financier son rôle originel, celui de financer l’économie réelle, pour faciliter le crédit pour les exploitants qui souhaitent investir par exemple. Enfin, il faudra transformer profondément l’Europe qui doit respecter les spécificités locales et protéger les agriculteurs, tous les agriculteurs, pas seulement ceux qui pratiquent l’agriculture intensive.

L’agriculture a besoin d’un Président qui s’intéresse à elle plus que le temps d’un passage au salon de l’Agriculture et qui prenne ses problèmes à bras le corps. Arnaud Montebourg est le candidat des primaires socialistes qui s’engage à affronter ce système économique et financier qui met en danger l’avenir de ce secteur fragile. Nous invitons tous les agriculteurs haut-savoyards à discuter avec nous de son projet et à nous faire part de leurs idées et de leurs expériences. Pour qu’ensemble, nous trouvions les solutions pour redonner à ceux qui ont fait de l’activité agricole leur vie les moyens d’en vivre bien, à hauteur des efforts qu’ils fournissent quotidiennement.

1 commentaire

Classé dans Uncategorized

Le comité de soutien s’étoffe!

Le mouvement citoyen qui se mobilise autour de la candidature d’Arnaud Montebourg n’épargne pas la Haute-Savoie!  Partis à quelques-uns, nous sommes heureux d’avoir accueilli depuis quelques mois de nombreux haut-savoyards d’horizons divers. Des hommes et des femmes de gauche qui, souvent, n’avaient jamais appartenu à un parti politique mais qui se reconnaissent dans le projet de notre candidat. Des élus de gauche, alarmés par la situation sur le terrain.

Nous restons mobilisés jusqu’au 16 octobre pour convaincre et informer, mais également partager des moments de convivialité avec les citoyens que nous rencontrons.

N’hésitez pas à nous joindre en envoyant un mail à didr74@yahoo.fr ou en contactant:

La mandataire d’Arnaud Montebourg en Haute-Savoie, Nelly Morisot (vallée de l’Arve, Chablais): nelly_morisot@yahoo.fr  (06.74.57.67.53)

Denis Duperthuy (bassin annécien): denisduperthuy@aol.com

Christophe Piguet (bassin genevois): piguettb@gmail.com

Les premiers signataires du comité de soutien: Nelly MORISOT (Mandataire départementale d’Arnaud MONTEBOURG), Denis DUPERTHUY (Conseiller municipal d’Annecy, conseiller communautaire), Patrick GUERINI, Robert MARECHAL (1er maire adjoint de LATHUILE), Frédérique MEYNET (Conseillère municipale de Cranves-Sales), Christophe PIGUET (Conseiller municipal de Gaillard).

Poster un commentaire

Classé dans Comité de soutien

Arnaud Montebourg présente son projet pour l’école

 

 

 

 

Consultez et téléchargez le livre numérique d’Arnaud Montebourg intitulé « Mon projet pour l’école ».

Poster un commentaire

Classé dans Uncategorized

Arnaud Montebourg à La Rochelle: un discours exceptionnel devant l’Université d’été du Parti socialiste.

Poster un commentaire

Classé dans La campagne